« Les assurances privées ne résoudront rien »

Christiane Marty a étudié pour la Fondation Copernic la prise en charge de la perte d’autonomie et revendique la mise en place d’un système universel, solidaire et obligatoire.

Thierry Brun  • 9 juin 2011 abonné·es

Politis : Pourquoi défendez-vous les principes d’une protection sociale des personnes âgées dépendantes et des personnes en situation de handicap ?


Christiane Marty : Précisons que, pour l’instant, le gouvernement ne

s’intéresse qu’à la perte d’autonomie des personnes âgées de plus de 60 ans. Sur le principe, nous pensons que la réforme de la dépendance devrait aussi concerner les personnes en situation de handicap. 


On connaît la philosophie des mesures que le gouvernement veut instaurer dans le cadre de sa réforme de la dépendance. Il assure vouloir mettre en place un socle de solidarité, mais il veut surtout ouvrir le marché aux assurances privées. On peut en déduire que ce socle de solidarité ne sera que minimal. Pour nous, la prise en charge de la perte d’autonomie devrait relever de la solidarité nationale, pour des questions d’égalité de traitement dans l’accès aux prestations et aux services. On sait bien qu’une assurance privée couvre plus ou moins le risque selon les moyens que chacun peut y consacrer. Elle devient de plus en plus chère si l’on exige un niveau élevé de garanties et de qualité des prestations. L’offre des assurances est inégalitaire dans son principe.

De plus, les contrats dépendance, qui sont tous « à gestion

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Publié dans le dossier
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Temps de lecture : 5 minutes