Matthieu Fontana 30 ans, violoncelliste
Jazz, classique, variété. Trois jeunes instrumentistes relatent leur parcours. Entre travail acharné, coups de blues et débrouillardise.
dans l’hebdo N° 1157 Acheter ce numéro
Matthieu Fontana n’est pas passé par la grande porte, le Conservatoire national supérieur de musique (CNSM). Mais par un conservatoire national de région, le CNR de Boulogne, section violoncelle. Conséquence : même quand on n’est pas « manchot » et qu’on « travaille comme un âne », les portes restent fermées. C’est la règle en musique classique. Il faut le précieux sésame d’État, sans quoi « on n’est pas vraiment reconnu ». Ni pour enseigner ni pour jouer. « Ce système vieillissant laisse quantité de musiciens talentueux sur le bord de la route. J’en connais au moins dix qui ont dû arrêter ! », s’indigne-t-il. Car, pour continuer en dehors de la voie royale, il faut du courage, de la détermination, de la débrouillardise et… de l’argent ! Sauf à se contenter de peu. « La musique à un niveau professionnel, c’est des heures et des heures d’instrument par jour pour parvenir à une grande qualité d’exécution. Et des années de boulot pour un disque ! » Pas de secret.
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