Primaire EELV, débat de Paris : les réactions

Quelques réactions de Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé Yves Contassot et Claire Monod après le deuxième débat de la primaire d'Europe écologie-Les Verts à Paris, le 9 juin.

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  • Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV

«Le pari d'une primaire que nous avons voulu qualitative est réussi. Le débat était vivant et a soulevé un grand intérêt sur le net. L’état d'esprit collectif est à l'unité, le mouvement sera rassemblé derrière un seul candidat, quel qu'il soit.

Stéphane Lhomme a décidé de se faire passer pour une victime avec des vieilles méthodes de manipulation des débats pour essayer de faire parler de lui. Sa profession de foi ne remplit pas les obligations auxquelles il a souscrit. Elle sera néanmoins envoyée avec l'accord de Nicolas Hulot et la publication de l'engagement que Stéphane Lhomme a signé.»

Sur la profession de fois de Stéphane Lhomme, qui dit avoir été censuré, voir le blog de Michel Soudais

  • Jean-Vincent Placé, EELV, délégué aux relations extérieures

«Les primaires auraient pu être un exercice de division, mais nous avons donné une image de rassemblement. Quant à la première intervention de Stéphane Lhomme contre Nicolas Hulot, elle est inacceptable. Il piétine toutes les règles que nous nous sommes donnés.

Nous avons demandé à Nicolas Hulot d'éclaircir ses positions. Force est de reconnaître qu'il nous a donné des gages, sur la sortie du nucléaire, son positionnement clairement dans la gauche antilibérale. Les doutes sont dissipés. Je continue de soutenir Eva Joly comme je l'ai dit, mais je n'aurai pas de problème à faire la campagne si Nicolas Hulot est notre candidat.

Il est clair que la présidentielle, dans sa forme et dans son calendrier, n'est pas une élection qui convienne à un rassemblement comme EELV. Mais Eva Joly est arrivée de la société civile il y a deux ans et Nicolas Hulot n'est même pas adhérent au parti... D'une manière ou d'une autre, l'élargissement reste maximum. Nous pourrons porter une parole de fond dans cette élection.»

  • Yves Contassot, conseiller EELV de Paris

«Nicolas Hulot a des progrès à faire sur la précision pour sortir des belles formules. Eva Joly est plus précise, même si elle est moins à l'aise dans l'expression.

Tout le monde aimerait que les qualités des uns et des autres soient rassemblées, dans une sorte de candidat hybride. Il n'y aura pas de différence fondamentale entre Hulot et Joly dans leur capacité à rassembler les électeurs. C'est le positionnement qui sera différent. Joly récupérera une partie de la gauche et certains déçus de la politique tandis qu'Hulot pourra recueillir les suffrages d'une partie des centristes. Nicolas Hulot est peut-être meilleur orateur, mais il profile moins l'avenir de l'écologie politique.

Les gens demandent du contenu. Ils veulent savoir très concrètement ce que cela va donner. Eva parle plus directement aux gens, celles et ceux qui n'osent pas trop parler publiquement pourront se reconnaître dans ses hésitations.»

  • Claire Monod, conseillère régionale EELV

«Les débats étaient complémentaires et l'écologie politique sort gagnante de cette compétition très dynamique. Les débats étaient d'une grande richesse et j'attends de voir si le PS en proposera autant. Beaucoup d'idées, toutes réalisables immédiatement, émergent de ces débats.»


Photo : Bertrand Guay / AFP

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