Crise du Samu social
Pour cause de coupes budgétaires, le Samu social de Paris est saturé. Ainsi que les hôpitaux qui servaient souvent de « dernier recours ». En ce moment, une quarantaine de personnes est à la rue chaque soir.
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Plus de place au 115. Le Samu social de Paris est totalement saturé. Il héberge 15 000 personnes par jour, dont 1 600 familles, pas une de plus. Actuellement, tous les nouveaux appelants raccrochent sans solution d’hébergement pour la nuit. Près de 40 personnes chaque soir, contraintes de se réfugier dans des squares de la capitale ou, en dernier recours, à l’hôpital.
Cela s’est toujours fait , mais jamais dans ces proportions : « Avant, c’était surtout des personnes isolées qui passaient la nuit dans la salle d’attente des urgences. Maintenant, ce sont des familles, des femmes enceintes avec des enfants en bas âge, explique Laurent Arthur, infirmier au Samu social de Paris (SSP). Parfois, le personnel leur propose un matelas, exceptionnellement un lit. L’accueil dépend énormément des équipes et des personnes... Entre les hôpitaux et le 115, il y a toujours eu une sorte d’accord tacite. Mais, aujourd’hui, ils ne peuvent assumer le nombre de sans-abri qui arrivent. Les urgences sont déjà engorgées et ce n’est pas leur vocation... »
D’ici à la fin de l’été, il pourrait y avoir 15 000 personnes à la rue dans la capitale, selon la mairie, dont des femmes et des enfants.
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