Les nationales roulent pour le privé

La privatisation des biens publics, menée sans relâche depuis trente ans, touche aujourd’hui le réseau des routes nationales. Près de 160 km viennent d’être mis en concession entre l’Allier et la Saône-et-Loire.

Pierre Thiesset  • 7 juillet 2011 abonné·es

Après avoir bradé les sociétés autoroutières en 2005, l’État cède des tronçons de routes nationales. Dernière en date : la RCEA, pour Route Centre-Europe Atlantique. Entre Montmarault (Allier) et Mâcon/Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), 160 kilomètres sont mis en concession. Comme la RN154 entre Dreux et Chartres, la RN205 qui relie l’A40 au tunnel du Mont-Blanc, la RN126 Castres-Toulouse, la RN10 dans les Landes… Le même scénario se répète : des travaux doivent être effectués pour passer en 2x2 voies ; l’État les délègue à une entreprise privée, qui finance la construction en contrepartie de la perception d’un péage. La RN19 (Langres-Vesoul) et la fameuse nationale 7 (entre Roanne et Moulins) sont les prochaines sur la liste.

« Il ressort clairement que le mode concessif est aujourd’hui le mode de financement dominant pour la réalisation des grands projets de développement

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Écologie
Temps de lecture : 5 minutes