Un duel homérique

Denis Sieffert  et  Christophe Kantcheff  et  Jean-Claude Renard  • 28 juillet 2011 abonné·es


Principale tâche de cette dernière semaine avant le verdict : la préparation du sacro-saint débat télévisé. Même si à ce petit jeu Sarkozy était un adversaire redoutable, Anémone disposait, avec sa petite troupe d’intermittents du spectacle, de sparring-partners qualifiés et exigeants. Ils avaient intégré la rhétorique et l’argumentaire du président sortant, et envisageaient avec elle toutes les réparties, toutes les situations difficiles auxquelles elle aurait à faire face, tous les coups bas que ne manquerait pas de lui asséner son contradicteur. Ainsi entraînée, Anémone n’avait « même pas peur ».



Le duel fut homérique. Sarkozy pensa d’abord pouvoir la jouer sur un mode mineur, comme en 2007, face à Ségolène Royal, qui avait dévissé d’emblée avec ses histoires de fliquette du commissariat de Bobigny à raccompagner chez elle par un flic. Mais Anémone n’avait rien de l’allumée qu’il avait imaginée. Elle

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Temps de lecture : 4 minutes