Une cruelle inaction internationale

La famine s’étend en raison des conflits et des changements climatiques. Mais la crise alimentaire mondiale s’explique aussi par la volatilité des prix et l’absence de décisions politiques.

Claude-Marie Vadrot  • 14 juillet 2011 abonné·es

Mark Bowden, coordinateur de l’ONU pour l’action humanitaire en Somalie, a récemment averti que la Corne de l’Afrique pourrait connaître la pire crise alimentaire de ces vingt dernières années. En cause, les désordres politiques qui transforment nombre de paysans et de pêcheurs en « pirates » ou les obligent à quitter le pays. S’ajoutent les effets d’une sécheresse liée aux modifications climatiques, à la hausse du prix des denrées sur les marchés mondiaux et à la pression des firmes multinationales pour l’achat de terres agricoles.


L’élevage et l’agriculture sont en perdition en Somalie, dont le PIB est évalué, en l’absence de statistiques fiables, à moins d’un milliard d’euros par an. Les affrontements entre des bandes rivales et un pouvoir qui contrôle à peine Mogadiscio, la capitale, empêchent l’arrivée des secours alimentaires, alors que la directrice exécutive du Plan alimentaire

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Publié dans le dossier
Un milliard de crève-la-faim
Temps de lecture : 5 minutes