Le ministre passe, pas la crise
Situation plutôt stabilisée à Fukushima et démission du Premier ministre Naoto Kan. Son successeur ne paraît pas mieux armé…
dans l’hebdo N° 1166 Acheter ce numéro

Le nouveau Premier ministre du Japon s’appelle Yoshihiko Noda : c’est l’ancien ministre des Finances de son prédécesseur, Naoto Kan, et lui aussi est membre du Parti démocrate du Japon, majoritaire.
Naoto Kan a jeté l’éponge, comme prévu. Impopulaire et critiqué avant même le séisme du 11 mars, il avait annoncé vendredi dernier sa décision de démissionner. Conscient d’être depuis des semaines sur un siège éjectable, critiqué pour ses atermoiements dans la gestion de la catastrophe, il avait monnayé sa reddition à ses opposants avant l’été, afin d’en finir plus rapidement : un départ en échange du vote de trois lois qui lui tenaient à cœur, dont une visant à favoriser le développement des énergies renouvelables.
En juin dernier, Naoto Kan, personnellement ébranlé par le drame, avait même émis le souhait de voir émerger une société sans nucléaire, à l’unisson de la population, qui approuvait récemment à 82 % une sortie de l’atome, mais à rebours de la majorité de l’intelligentsia politique et économique de
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