Quand le Medef fait patte de velours…
Pendant son université d’été, le Medef a voulu prouver que les patrons “avaient du cœur”. Les intervenants promettent plus de régulation, mais les petits patrons continuent de se plaindre des charges. Tous les poids lourds de la majorité s’étaient déplacés à Jouy-en-Josas.
dans l’hebdo N° 1167 Acheter ce numéro

Le Medef nouveau -- humain, attentif aux effets de la crise -- serait-il arrivé ? Dans une ambiance conviviale, des milliers de petits et grands dirigeants d’entreprise se sont rassemblés, du 29 août au 2 septembre, sur le verdoyant campus d’HEC à Jouy-en-Josas, pour la 13e université d’été de la première organisation patronale de France.
Relayé par des centaines de journalistes -- BFM ou France Culture ayant planté leur tente pour retransmettre l’événement en direct --, l’objectif de ce grand raout était clair : célébrer le nouvel esprit d’un capitalisme « humaniste » qui, le 25 août, trouvait son incarnation dans l’appel de seize grandes fortunes françaises -- par ailleurs adeptes de l’évasion fiscale -- à payer, de manière « exceptionnelle », plus d’impôts. À huit mois de la présidentielle et au moment même où le plan de rigueur du gouvernement touche durement les plus modestes, il s’agissait en clair, pour le Medef, de la jouer patte de velours.
« Non, les chefs d’entreprise ne manquent pas de cœur ! », a claironné le