Dossier : 10 solutions pour se loger quand même

Se loger quand même

La crise du logement toucherait quelque 10 millions de personnes en France, particulièrement à Paris. La faute à l’envolée des prix mais aussi au manque de constructions nouvelles. Pour s’en sortir, des pistes classiques – colocation, HLM... – ou innovantes, comme l’habitat participatif.

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Dès qu’on parle « logement », promoteurs et investisseurs se frottent les mains, et les ménages grincent des dents. Pour les uns, l’immobilier est un investissement très rentable, notamment parce que la pénurie de biens maintient des prix élevés, c’est même la meilleure des valeurs refuges du moment. Sur les autres, la crise pèse de manière plus ou moins prégnante : « Le logement est désormais le premier poste de dépense des ménages, qui y consacrent parfois jusqu’à la moitié de leurs ressources », avertit la Fondation Abbé-Pierre, qui a convoqué le 22 septembre une « mobilisation générale pour le logement » pour alerter les candidats à la présidentielle.

La crise du logement englobe l’augmentation du prix des loyers, (50 % en dix ans), la hausse des prix de vente, qui ont doublé, et surtout la difficulté que les gens ont à trouver une habitation décente sur un territoire somme toute assez construit, où il faudrait créer 500 000 logements neufs par an pendant cinq ans pour répondre aux besoins. Cette crise persiste parce que les marchés fonciers et immobiliers sont totalement dérégulés, mais pas seulement. L’Insee a recensé 2,1 millions de logements vacants et quelque 600 000 logements indignes en 2010.
La Fondation Abbé-Pierre chiffre à 3,6 millions le nombre de personnes non ou mal logées. Mais les ménages modestes et les classes moyennes ont également de plus en plus de difficultés à payer leur loyer et à devenir propriétaires. Ce qui porterait à 10 millions le nombre de personnes concernées. La plupart des associations de défense des mal-logés réclament la réquisition de logements vides, une régulation des prix de l’immobilier et un encadrement des loyers et plus-values. Il faut dégager des solutions d’urgence pour les sans-abri et sans-logis, mais aussi « désengorger par le haut », en trouvant des solutions pour les classes moyennes, contraintes aujourd’hui de se tourner vers le parc social ou des logements plus petits, souvent trop petits.


Dessin : Aurel

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