André Grimaldi : « C’est une crise d’adaptation »

Démographie, financement… L’hôpital est au cœur de la tourmente frappant un système de santé qui n’est plus adapté aux nouveaux besoins. Explications et propositions d’André Grimaldi.

Ingrid Merckx  • 20 octobre 2011 abonné·es

André Grimaldi est professeur de diabétologie à la Pitié-Salpétrière. Tête de pont du mouvement de défense de l’hôpital public, il est l’un des cinq instigateurs du Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire (Odile Jacob).

L’hôpital est-il dans une situation critique ?

André Grimaldi : L’hôpital est au cœur d’une crise qui touche l’ensemble du système de santé. Plus de 15 % des Français renoncent à des soins pour des raisons financières. Pourtant, il n’est pas encore certain que la santé soit l’un des thèmes majeurs de la présidentielle. Les instigateurs du Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire travaillent donc à la rédaction d’un pacte destiné aux candidats.

Cela dit, nous sommes arrivés à un point de rupture idéologique où le devoir d’efficience (« le juste soin au moindre coût » ) a été ­remplacé par la recherche de la rentabilité. Les hôpitaux sont entrés dans une logique marchande et se mettent à développer une politique clientéliste calquée sur celle des cliniques privés : l’AP-HP va proposer des « médecines parallèles », tel hôpital développe la chirurgie esthétique, et on fait payer l’hôtellerie avec des chambres 1re et 2e classes…

La recherche de la rentabilité n’a pas

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Publié dans le dossier
Comment sauver l'hôpital ?
Temps de lecture : 5 minutes