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On est loin de la rentrée littéraire, très loin. Et plus loin encore des prix qui animent les turfistes (je lis dans Livres Hebdo de la semaine dernière : « Qui aura le Goncourt ? Les critiques parient sur Jenni » , cf. page suivante). Je souhaite pourtant parler d’un livre, mais il n’est ni un roman ni un récit. Chaque page – il y en a une quarantaine – porte un texte différent. Six à dix lignes (ou « vers », car l’enjeu, ici, est poétique) par page.

La caractéristique de ce livre, c’est qu’en prélude de chaque texte, tout en haut, il y a une syllabe. Qui change le sens si on la lit ou pas avant chaque vers. Exemple : page 18, « Per » est en haut de page. Le vers suivant peut se lire comme ceci : « version originale aux sous-titres inutiles »  ; ou, donc, comme cela : « Per version originale aux sous-titres inutiles » . Autre exemple, page 34, « Trou » surplombe. Ce qui donne : « sœurs de jupon à ses heures et dessous », ou « Trou sœurs de jupon à ses heures et dessous » .

Jeux de mots ? Oui, mais justement. Voilà un livre qui, à la syllabe près, amène à se poser deux questions essentielles : Comment dois-je lire ? Que suis-je en train de lire ? Et qui n’est pas pur formalisme : en fonction de ce que le lecteur décide, et selon la phrase qui se forme, une couleur, un sentiment, un sourire s’impriment en lui.

Même en automne, la littérature ne se réduit pas à une rentrée et à des prix. Elle est aussi là, et peut-être plus encore, dans ces entreprises souterraines, ludiques et sérieuses.

Ce livre a un auteur, Bruno Fern , et un titre, Des figures . Il est publié aux éditions de l’Attente. En voici l’adresse, au cas, surprenant, où vous ne le trouveriez pas en librairie :
249, rue Sainte-Catherine,
33000 Bordeaux. Son prix, modique, est de 8 euros.
Bonne lecture.


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