EELV : stratégie d’équilibriste

Après qu’Eva Joly a critiqué l’accord passé avec le PS, le parti vert va devoir soutenir sa candidate sans mettre en péril son compromis législatif avec les socialistes. Pas gagné.

Patrick Piro  • 1 décembre 2011 abonné·es

«Un incident de campagne comme il en arrive tant. Il a duré deux heures, mais enfin, maintenant, il faut que la parenthèse soit fermée. » Côté Parti socialiste (PS), Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a mis un point final à « l’affaire » Eva Joly. La semaine dernière, la candidate d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) s’était octroyé quelques jours de silence médiatique, qui valaient clairement ­désapprobation de l’accord passé avec le PS. Lequel fait miroiter une trentaine de députés aux écologistes, mais ne stipule aucune sortie du nucléaire, revendication pourtant calée sur la stratégie établie par EELV depuis des mois, et prioritaire pour Eva Joly.

Cet accord, selon Jérôme Gleizes, soutien d’Eva Joly, représente une « rupture de communication, une déconnexion d’avec la base » . La candidature d’Eva Joly a été « instrumentalisée afin d’améliorer le rapport de force face aux ­socialistes » , estime un autre proche.

Mardi dernier, la candidate décidait cependant de reprendre du service et concoctait avec son entourage une réplique musclée à l’endroit du PS, mais aussi d’EELV. Par voie de médias, elle critiquait un accord « qui ne [la] fait pas rêver » , soupçonnant les socialistes d’être « du bois dont on fait les marionnettes

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