Le choix de Lucio Magri

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Tristesse mais aussi solidarité à l’annonce de la mort de Lucio Magri, ancien dirigeant de la gauche du Parti communiste italien (PCI), radié en 1969 pour avoir participé à la fondation – sans l’aval de la direction du Parti – de ce qui allait devenir le « quotidien communiste » de la gauche critique italienne, Il Manifesto.

Né en 1932, auteur d’une très belle et personnelle (auto)biographie relatant l’histoire des 70 ans du PCI, le Tailleur d’Ulm. Une histoire possible du PCI (éd. Il Saggiatore, Milan, 2009), Lucio Magri a eu recours à un« suicide assisté », forme d’euthanasie autorisée chez nos voisins helvétiques. « L’assistante » fut Rossana Rossanda, l’amie de toujours, exclue le même jour que lui du PCI, également fondatrice du Manifesto.
La disparition de sa femme Mara et le sentiment d’une défaite profonde de la gauche italienne ont très certainement contribué au geste de Lucio Magri.Il n’en constitue pas moins un ultime acte politique et une affirmation de liberté à l’adresse de la très catholique Italie.


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