Prostitution : pénalisation des clients

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Droite et gauche ont voté à l’Assemblée nationale, à l’unanimité et à main levée, mardi 6 décembre, une déclaration de principe sous forme de résolution, réaffirmant la « position abolitionniste de la France » et demandant, à l’instar de la Suède depuis 1999, la « pénalisation des clients de la prostitution ».
Sans valeur contraignante, ce 
vote a été suivi, comme on pouvait le craindre, par le dépôt d’une proposition de loi en ce sens,
signée d’une députée PS
et d’un de ses collègues UMP – 
loi qui néanmoins ne devrait pas être mise à l’ordre du jour avant la fin de l’actuelle législature.
Act Up et le Strass (Syndicat
du travail sexuel) ont manifesté leur opposition à ce texte et à toute « politique répressive contre les prostitué(e)s ». Hélas, rares sont ceux (parmi lesquels Élisabeth Badinter) qui se sont opposés à ce qui apparaît comme une déclaration de (bonne) intention, mais qui, dans les faits, mettrait encore plus en danger les personnes prostituées.


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