Avec Domota, trois ans après

Qui ne connaît pas monsieur Domota ? , titrait un ouvrage se penchant sur la problématique antillaise au lendemain des événements de l’hiver 2009 (Desnel éd.).

Aurel  • 5 janvier 2012 abonné·es

Qui ne connaît pas monsieur Domota ? , titrait un ouvrage se penchant sur la problématique antillaise au lendemain des événements de l’hiver 2009 (Desnel éd.). À parcourir les rues de Pointe-à-Pitre ou de Basse-Terre (capitale économique et administrative de la Guadeloupe) en présence de l’intéressé, la réponse est évidente. Personne n’ignore qui est Élie Domota. Le porte-parole du Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP, Collectif contre l’exploitation outrancière) et secrétaire général de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG) fait figure d’idole locale. Les automobilistes qui l’aperçoivent sur le bord de la route le klaxonnent, les passants le saluent, l’encouragent, le félicitent comme s’ils le connaissaient depuis toujours. Quand on l’interroge sur cette popularité, Domota plaisante : « Ce n’est pas pour vous qu’ils s’arrêtent ? » Trois ans après la grève générale et les manifestations géantes qui se sont emparées de la Guadeloupe en janvier et en février 2009, celui qui incarna le ras-le-bol des Guadeloupéens est toujours aussi célèbre. Avec Élie Domota, retour sur les lieux d’un conflit historique.

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Publié dans
Société et Travail

Aurel, c’est le dessinateur attitré de Politis. Chaque semaine il croque l’actualité avec un dessin… ou plutôt deux, dont un trop méchant pour être publié. Découvrez ici tout son travail, dessins interdits compris.

Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

Info Politis : à Mulhouse, une jeune de 17 ans perd la vision d’un œil après un tir de grenade lacrymogène, l’IGPN saisie
Violences • 18 octobre 2026

Info Politis : à Mulhouse, une jeune de 17 ans perd la vision d’un œil après un tir de grenade lacrymogène, l’IGPN saisie

Une adolescente, Maïssa, a été gravement blessée à l’œil au cours de tirs de lacrymogènes par les forces de l’ordre le 17 octobre à Mulhouse. Elle a reçu un projectile en plein visage, une grenade lacrymogène selon des témoins et ne retrouvera pas la vision de l’œil gauche. La justice a saisi la police des polices.
Par Céline Martelet et Pauline Migevant
Dans le Pas-de-Calais, la jeunesse rallume la flamme des gilets jaunes
Reportage • 18 octobre 2026 abonné·es

Dans le Pas-de-Calais, la jeunesse rallume la flamme des gilets jaunes

Le 17 octobre, de Calais à Boulogne-sur-Mer, gilets jaunes, lycéens, étudiants et militants se sont mobilisés pour soutenir la contestation de la jeunesse. Entre barrages filtrants, revendications sociales et dénonciation des violences policières, les manifestants ont tenté de faire converger leurs luttes.
Par Maël Galisson
Manifestations du 17 octobre : « C’est la convergence des colères aujourd’hui »
Reportage • 17 octobre 2026

Manifestations du 17 octobre : « C’est la convergence des colères aujourd’hui »

Selon les organisateurs des manifestations, 800 000 personnes ont battu le pavé ce 17 octobre partout en France, et 550 000 selon le ministère de l’Intérieur. À Paris, la mobilisation a pris les airs d’un nouvel acte des gilets jaunes, huit ans après le début du mouvement. Reportage.
Par Céline Martelet
65 ans après le massacre du 17 octobre 1961, la même police
Colonialisme • 16 octobre 2026

65 ans après le massacre du 17 octobre 1961, la même police

Ces dernières semaines, les mobilisations lycéennes ont été marquées par de fortes répressions. 65 ans après le massacre du 17 octobre 1961, les pratiques de la police continuent de porter les traces de son histoire coloniale.
Par Kamélia Ouaïssa