La folle spirale

Denis Sieffert  • 19 janvier 2012 abonné·es

Cela résonne comme un cri de douleur. Ou un immense éclat de rire. Ce « AAA », que l’on peut déclamer, à la manière de Cyrano, sur le mode bravache, ou comme une longue plainte ou – un ton en dessous – comme un râle d’agonisant, nous a bercés pendant tout le week-end, jusqu’à ce qu’un paquebot de croisière vienne montrer ses munificences un peu trop près de la côte toscane. Qui, il y a seulement dix ans, avait entendu parler de ces agences de notation ? À part quelques spécialistes de la finance, personne ! La première fois qu’on a cité leur nom, c’était pour s’en gausser : elles n’avaient pas vu venir la crise des subprimes ; elles avaient accordé un brevet de bonne conduite aux escrocs d’Enron, et commis quelques autres cagades de même acabit. Et voilà

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 5 minutes