Mme Le Pen fait dans le social

Nouvelles instances de direction et changement de style. Marine Le Pen fait tout pour dédiaboliser son parti. Mais l’idéologie xénophobe est toujours là.

Michel Soudais  • 12 janvier 2012 abonné·es

En prenant les commandes du Front national, Marine Le Pen s’est fixé pour objectif de « dédiaboliser » l’image de la formation politique héritée de son père. Un an plus tard, les difficultés rencontrées par la présidente du FN pour recueillir les parrainages nécessaires à la validation de sa candidature à l’élection présidentielle ou la manifestation organisée dimanche contre sa venue à Saint-Denis traduisent un résultat à tout le moins mitigé. Mme Le Pen, « produit nouveau sur le marché politique » , selon Louis Aliot, son compagnon, et sa formation politique sentent toujours le soufre. En dépit de quelques changements.

Le premier concerne la direction du FN. Bruno Gollnisch et ses partisans ayant refusé d’y participer, le retrait volontaire de ces tenants de la vieille extrême droite a laissé carte blanche à la nouvelle présidente du FN pour procéder à un large renouvellement des instances de direction. Ce dont elle ne s’est pas privée, procédant même à quelques exclusions du mouvement. Surtout, l’existence de cercles d’influence extérieurs (experts, hauts fonctionnaires…), la disparition de la flamme tricolore à l’université d’été, rebaptisée « journées d’été Marine 2012 », l’ouverture, dans ses premiers ­meetings de campagne, à des personnalités externes (Gilles Collard, Paul-Marie Coûteaux…) en vue des législatives,

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