Complexités révolutionnaires
dans l’hebdo N° 1189 Acheter ce numéro
Nous sommes décidément bien démunis devant les massacres qui ensanglantent la Syrie. Et rien ne paraît simple non plus en Égypte. Tout avait pourtant commencé, en décembre 2010, par une révolution tunisienne apparemment facile à décrypter. De fortes prémices sociales avaient annoncé l’explosion, et nous étions face à un dictateur honni qui avait confisqué toutes les richesses du pays. Le tableau, pour nous, femmes et hommes de gauche, était simple. Presque manichéen. Avec ferveur, nous nous sommes mis à compter les jours qui nous séparaient de la chute inéluctable du régime. Et ce jour venu, la joie du peuple tunisien fut la nôtre, sans mélange. Avec l’Égypte, nous avons d’abord eu l’impression d’une simple répétition de l’histoire. La contagion était certes évidente, mais l’affaire était déjà plus compliquée. Ne serait-ce que parce que l’armée donnait des signes ambigus de
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