De la notion de « vote utile »
dans l’hebdo N° 1188 Acheter ce numéro
Un peu comme François Hollande aurait à vaincre un ennemi « sans nom et sans visage » appelé « monde de la finance », Jean-Luc Mélenchon aurait à terrasser une autre créature mystérieuse que les politologues appellent « vote utile ». Le candidat du Front de gauche a beau être désigné dans les sondages comme l’auteur du meilleur début de campagne, il aurait rendez-vous avec cet ennemi fatal au matin du premier tour de l’élection présidentielle. Il y aurait là comme un signe du destin. Quelque chose dont il ne serait pas maître, mais qui pourrait ruiner au dernier moment les efforts de notre Sisyphe. Quelque chose qui aurait à voir avec la volonté de nos concitoyens de ne pas manquer l’estocade face à Sarkozy, grand dévastateur de notre paysage social, et qui les conduirait, bon gré mal gré, à concentrer leurs voix sur le candidat socialiste.
Le traumatisme nous vient évidemment du 21 avril 2002. À l’époque, rappelez-vous, c’est surtout à Jean-Pierre Chevènement que s’adressèrent les reproches. Ah s’il ne s’était pas présenté, et s’il n’avait pas pris plus de 5 % des voix à Lionel Jospin, celui-ci n’aurait pas été battu sur le fil par
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