PIP : Blessures involontaires ?

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Jean-Claude Mas, fondateur crapuleux de la société PIP, a finalement été mis en garde à vue pour « blessures involontaires » le 27 janvier par la juge d’instruction Annaïck Le Goff. Soit presque deux ans après une inspection accablante de l’Afssaps concluant à la non-conformité des prothèses mammaires qu’il commercialisait, et à leur dangerosité potentielle. « Je savais que ce gel n’était pas homologué, mais je l’ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher… » , a-t-il reconnu.

Un procès pour « tromperie aggravée » doit se tenir d’ici à fin 2012 si le parquet trouve une salle assez grande à Marseille pour accueillir les 2 500 plaignants. 30 000 femmes seraient porteuses d’implants PIP en France, près de 500 000 dans le monde.

Entre-temps, trois collaborateurs de PIP à l’étranger sont morts et Jean-Claude Mas a eu le temps d’organiser son insolvabilité.


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