Dossier : Sarkozy, le baroud de déshonneur

Quelle fiscalité à gauche ?

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Illustration - Quelle fiscalité à gauche ?

Un changement notable est intervenu dans la campagne présidentielle. La propagande néolibérale en faveur des baisses d’impôt qui a imprégné les programmes de ces deux dernières décennies ne paraît plus de saison. Par le passé, les socialistes s’étaient alignés sur cette antienne, convaincus que la gauche ne gagnerait plus une élection sans promettre de diminuer les impôts. La crise financière et européenne est passée par là, révélant les excès du capitalisme financier qui ont creusé la dette publique et conduit à la crise que l’on connaît. Cette politique fiscale reposant sur l’offre et la croissance n’a pas tenu ses promesses et a accentué les inégalités. Les plus aisés sont les grands bénéficiaires des cadeaux fiscaux de ces dernières années. Des largesses qui ont plombé les finances publiques et la protection sociale.

Les programmes des partis de gauche (Europe Écologie-Les Verts, Front de gauche et Parti socialiste) pour la présidentielle 2012 ont en commun de proposer une meilleure répartition des revenus, autour d’un impôt redevenu un instrument clé des politiques de redistribution. Cependant, le changement promis par François Hollande est limité : le candidat socialiste promet une rigueur budgétaire conforme à son soutien aux politiques européennes. Dans ses engagements, la France sera toujours dépendante des marchés financiers, contrairement aux deux autres programmes, qui défendent la création de pôles bancaires et financiers publics et dénoncent la course au moins-disant fiscal dans l’Union européenne.

De son côté, EELV fait trop souvent la part belle aux taxes, comme la TVA – un impôt injuste car pesant plus fortement sur les bas revenus –, pour sa fiscalité écologique. Et le Front de gauche a oublié de préciser ce que serait une réforme qui réduirait le poids de la TVA, qui représente 51 % des recettes de l’État, dans une refonte de l’impôt sur le revenu. Mais bien d’autres subtilités séparent les trois programmes, dont nous donnons ici un décryptage.


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