« Zebda est comme une tribu »

« Second Tour », album à pic des Toulousains d’origine incontrôlable. Entretien avec Mustapha Amokrane.

Ingrid Merckx  • 2 février 2012 abonné·es

Zebda s’est reformé après six ans de pause pour préparer un nouvel album, sorti le 23 janvier sous un titre explicite : Second Tour. Après une trentaine de dates cet automne, leur « premier tour » , ils redémarrent leur tournée le 1er mars pour une bonne soixantaine de concerts jusqu’à début août. De quoi couvrir plus que la campagne électorale…

Ce titre, Second Tour, c’est plus qu’une coïncidence ?

Mustapha Amokrane : Quand on a reformé Zebda en 2008, très heureux d’être encore capables de prendre ce genre de décision, on a terminé nos projets individuels et on s’est mis à ce nouvel album. On s’est dit qu’il y aurait les élections en 2012 et que ce serait vraiment débile d’arriver après. D’autant qu’on avait envie de donner toute sa place à une parole qu’on oppose ouvertement à une autre, nauséabonde et omniprésente… C’est donc un hasard sans en être un. On a voulu assumer complètement d’arriver à ce moment-là.

Quelle est cette parole que vous portez ?

Notre ambition, c’est de dire à quel point notre histoire, qui s’inscrit dans le prolongement de l’histoire de l’immigration, est la clé de pas mal de problèmes. C’est là que se pratique le hold-up électoral depuis des années. Avec Zebda et le festival Origines contrôlées, on a envie de donner une vision de l’immigration qui ne soit pas négative. Par

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Musique
Temps de lecture : 6 minutes