À l’heure du choix

Denis Sieffert  • 19 avril 2012 abonné·es

Il en irrite certains. Il en effraie d’autres. Il en réjouit beaucoup, mais personne ne peut nier qu’il est la « révélation » de cette campagne. Quoi qu’il advienne dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon aura créé l’événement. Je dis « révélation », et je mesure l’incongruité du mot pour un homme qui vient d’atteindre la soixantaine. C’est peut-être encore la fleur de l’âge – surtout en politique –, mais il est tout sauf un débutant. On lui fait d’ailleurs reproche de ce trop long passé, de trotskyste d’abord, puis de socialiste, pendant trente ans. Mais Mélenchon est finalement une parfaite illustration de ce rapport complexe de l’individu à l’histoire. Son talent était là depuis longtemps, comme en jachère.

Dans les congrès du PS, on se pressait à l’heure de son discours. On goûtait l’esthétique du verbe, mais en riant sous cape, et sans prendre vraiment le propos au

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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