Le «printemps québécois» en direct sur le net

Quatre cents manifestants ont été interpellés à Montréal dans la nuit de mercredi à jeudi. Leur manifestation nocturne a été déclarée illégale par la police, en vertu d’une loi « spéciale » visant à juguler un mouvement étudiant sans précédent.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Le scénario s’est répété une nouvelle fois dans les rues de Montréal. Depuis l’adoption, vendredi 18 mai, d’une loi spéciale obligeant les manifestants à déclarer à l’avance le parcours de leurs manifestations, les cortèges nocturnes et spontanés des étudiants québécois finissent par des arrestations massives. Selon l’AFP, 400 manifestants ont été interpellés dans la nuit de mercredi à jeudi à l’issue d’une « casserolade » nocturne et festive, déclarée illégale par la police. La manifestation a été tolérée pendant quelques heures avant que les forces de l’ordre n’interviennent.

Les étudiants québécois, en grève depuis 101 jours contre l’augmentation de frais d’inscription à l’université (75% en cinq ans), ont été rejoints dans les rues par une foule indignée par la loi votée vendredi en urgence pour sanctionner la grève et circonscrire les manifestations.  

Suivez le mouvement en direct sur Twitter.

-Le site de TVA Nouvelles, au Canada, montre en images ces arrestations massives :

Illustration - Le «printemps québécois» en direct sur le net


Haut de page

Voir aussi

Articles récents