Marine Le Pen, xénophobe et antilibérale

La candidate du Front national a séduit ses électeurs grâce à une diversité thématique. Retour sur ses discours de campagne.

Pauline Graulle  • 3 mai 2012 abonné·es

On l’attendait au tournant, on l’a découverte redoutablement efficace. En lançant sa campagne autour de thèmes nouveaux et fédérateurs, tels l’écologie, la jeunesse, l’emploi ou les services publics, Marine Le Pen a suivi une stratégie habile : élargir son électorat potentiel, l’agréger au noyau dur, faire converger tout ce petit monde vers la thématique « xénophobe » – thème qu’elle récuse pour y préférer celui de « passionnément francophile ». Certes, la haine des élites et de l’étranger demeure un invariant. Mais Marine Le Pen, dans la droite ligne de son père, qui expliquait en 2002 que le Front national n’est « ni de droite ni de gauche », a considérablement élargi sa palette contestataire.

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