Allemagne : Die Linke en crise radicale

Le parti de gauche enchaîne les défaites électorales et souffre de conflits internes. La nouvelle direction élue le 3 juin doit rétablir la confiance. Correspondance de Berlin, Rachel Knaebel.

Rachel Knaebel  • 7 juin 2012 abonné·es

La gauche radicale allemande Die Linke, modèle à bien des égards du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, vient de se choisir deux nouveaux chefs. Elle reste pourtant orpheline. Oskar Lafontaine, fondateur du parti, ne reviendra pas à sa tête. L’ancien social-démocrate, sacré ministre des Finances de Gerhard Schröder en 1998, avait quitté ce gouvernement quelques mois plus tard, en opposition avec ses réformes antisociales. Contre le tournant libéral de la gauche d’alors, c’est lui qui a créé Die Linke en 2007, fruit d’une fusion des néocommunistes d’Allemagne de l’Est et d’un mouvement de syndicalistes et de sociaux-démocrates mécontents de l’Ouest.

Dans une Allemagne paupérisée par la déréglementation du travail,

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