Quatre mesures d’urgence

Un livre de la Fondation Copernic* recense les mesures qui devraient être le coeur d’une politique de gauche pour la nouvelle législature.

Politis.fr  • 14 juin 2012 abonné·es

Cercle de réflexion critique du libéralisme, la Fondation Copernic a rassemblé des économistes représentant trois partis de gauche (Europe Écologie-Les Verts, Front de gauche, Nouveau Parti anticapitaliste) pour définir un programme résolument en faveur des dépenses publiques, de l’augmentation des salaires, du renforcement des services publics dans le cadre d’une planification sociale et écologique. Intitulé Changer vraiment !, ce programme, dont nous publions quelques extraits, présente une politique de rupture créant des marges de manœuvre économiques et financières indispensables à la mise en œuvre d’une transformation sociale.

1. Sortir du carcan de la dette

Dans une perspective de transformation sociale de grande ampleur, il faut s’attaquer aux causes de la dette proprement néolibérale qui menace de se retourner contre les peuples et de les enfermer dans un piège inextricable en forme de cercle vicieux : récession, dette, austérité, récession, dette… Il faut donc sortir de ce piège. En combinant trois moyens : une réforme fiscale radicale, l’examen de la légitimité de la dette et la maîtrise de la création monétaire.

Au vu de la profondeur de la crise, ces trois mesures sont parfaitement légitimes : la première parce qu’elle réduit les inégalités et procure des ressources publiques supplémentaires, la seconde parce qu’elle met fin à un prélèvement stérile au profit des marchés financiers, la troisième parce qu’elle est une des clés des investissements d’avenir. Alors, on verra que l’endettement de la collectivité pour préparer l’avenir ne constitue pas un

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Publié dans le dossier
L'Extrême doute de la droite
Temps de lecture : 8 minutes