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La rentrée éditoriale, dite « littéraire », étant avant tout un phénomène de masse (en volumes) – plus de 640 romans à paraître ! –, il faut bien trouver un moyen de faire le tri. Les médias ont le leur : ils déclarent la parution de tel ou tel livre comme constituant un « événement », le plus souvent bien avant lecture, puisqu’il s’agit de « créer l’actualité », de participer à la rumeur.

Avec la Théorie de l’information d’Aurélien Bellanger (Gallimard), sur lequel nous reviendrons, Rien ne se passe comme prévu (Grasset), de Laurent Binet (Goncourt du premier roman pour HHhH ), sur la campagne électorale de François Hollande, a été présenté de la sorte. « Ces deux-là […] font office de têtes d’affiche » , déclare Télérama . Ah bon.

Hélas, trois fois hélas, malgré la maison d’édition, qui, cet été, a bien fait les choses – embargo sur le livre, psychodrame autour de bruits alléguant que le texte avait été retouché, démenti de l’auteur… –, la lecture du livre de Binet déçoit les médias.

Dès lors, que faire ? Se déjuger ? Admettre que la lanterne n’est qu’une vessie et réduire la place consacrée à sa couverture ? Nenni. Feindre l’enthousiasme ? Il y a des limites au masochisme. Seul le JDD semble avoir apprécié l’ouvrage, mais on se demande si, en l’occurrence, l’effet « groupe Hachette » n’y est pas pour quelque chose.

Ailleurs, de longs et laborieux articles tirent en longueur pour dire toute la vacuité de l’ « événement » que les mêmes (ou à peu près) ont annoncé : « une compilation de petites phrases qui échouent à faire un livre » (les Inrocks), « il ne transcende pas son sujet » (l’Express), « un récit précis mais fade » (Libération), « Binet-Hollande : rendez-vous manqué » (le Monde)… Le journalisme oraculaire est un métier compliqué.


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