Armstrong et Armstrong

Chacun à sa façon,
les deux Armstrong,
le vertueux et le
cynique, sont des
docteurs Faust.
Les politiques ou
les sponsors sont
leurs Méphisto.

Denis Sieffert  • 30 août 2012 abonné·es

En moins d’une semaine, l’Amérique a perdu deux héros. L’un est parti définitivement dans les étoiles, tandis que l’autre chutait lourdement de son piédestal. Les deux hommes étaient aussi différents que possible. Neil, l’astronaute qui a marché sur la Lune, était un modeste qui n’a jamais exploité sa gloire. On ne l’a jamais vu dans des shows télévisés et il refusait de signer des autographes de peur, dit-on, que sa griffe ne devienne un produit commercial. Lance, le champion cycliste qui a gagné sept fois le Tour de France, était tout au contraire un businessman avide de fric et de médiatisation. Malgré tout, leur statut de héros les rapprochait.

Mais qu’est-ce qu’un « héros » dans le rêve américain ? Un personnage qui a fait vibrer la fibre patriotique en repoussant les limites humaines. Neil les a repoussées au-delà de notre espace vital ; Lance, en avalant à vélo les pentes du

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes