« Le Sommeil d’or », de Davy Chou : Le fantôme des images

Avec le Sommeil d’or, Davy Chou réveille la mémoire du cinéma cambodgien, emportée par les Khmers rouges.

Jean-Claude Renard  • 20 septembre 2012 abonné·es

Générique d’entrée : « Le premier long-métrage cambodgien aurait été réalisé en 1960. Très vite, les studios se développent et les films khmers remportent un succès foudroyant. De 1960 à 1975, le Cambodge produit près de quatre cents films et Phnom-Penh compte plus de trente cinémas. À l’accession au pouvoir des Khmers rouges, en avril 1975, le cinéma est interdit, les salles sont fermées, les bobines laissées à l’abandon. Comptant parmi les nombreux ennemis du peuple, la plupart des cinéastes et des acteurs sont tués. […] Sur 7 millions d’habitants, le nombre

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Cinéma
Temps de lecture : 3 minutes