La tragédie proche-orientale

Denis Sieffert  • 25 octobre 2012 abonné·es

Des hommes armés et cagoulés qui dressent des barrages dans les rues de Beyrouth, pour ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu le Liban pendant la guerre civile, cela ravive de biens funestes souvenirs. Car ces guerriers qui portent l’arme automatique en bandoulière n’appartiennent pas à l’armée régulière. Ils n’obéissent pas à un gouvernement, ni à aucune autorité légitime. Ils se réclament du chef de l’opposition Saad Hariri. Et ils incarnent, de fait, l’éclatement de l’État. Leur présence rappelle ces années de feu au cours desquelles chaque faction avait sa milice, son camp retranché et son chef de guerre.

Ce terrible retour en arrière est la conséquence immédiate de l’attentat qui, le 19 octobre, a coûté la vie au chef des renseignements

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes