Après Sangatte, l’errance continue

Le centre d’accueil de la région calaisienne a été fermé il y a juste dix ans, mais les migrants n’ont pas disparu. Des associations assurent leur survie sur toute la côte du Nord-Pas-de-Calais.

Clémence Glon  • 15 novembre 2012 abonné·es

Sous ses airs de station balnéaire endormie, la petite ville de Sangatte ne laisse en rien deviner qu’elle a été une escale de l’eldorado supposé des migrants du Sud vers le Nord. Pendant plus de trois ans, le hangar où ont été construits les arcs-boutants du tunnel sous la Manche – propriété de l’État – a pourtant abrité le centre de soins destiné aux migrants espérant rejoindre la côte anglaise. En septembre 1999, sous la houlette de la Croix-Rouge, des mobile homes posés sur des parpaings investissent les 25 000 m2 couverts d’une charpente métallique. Des infrastructures rudimentaires qui auraient vu passer près de 67 000

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Société
Temps de lecture : 7 minutes