« La fermeture de Sangatte n’a rien changé »

Jean-Pierre Alaux explique comment l’insertion des migrants est rendue impossible. Et souligne l’absurdité des politiques de dissuasion.

Clémence Glon  • 15 novembre 2012 abonné·es

Jean-Pierre Alaux dénonce le non-respect des droits fondamentaux des exilés et la théorie selon laquelle une amélioration de leurs conditions d’accueil augmenterait leur nombre.

Selon vous, la fermeture du centre de Sangatte était-elle inévitable ?

Jean-Pierre Alaux : Dans la mesure où Sangatte ressemblait davantage à un camp qu’à un centre, il fallait y mettre fin. Mais un traitement inhumain a été remplacé par un autre traitement inhumain. Aujourd’hui, les migrants vivent comme des SDF tout en

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Société
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