Un empilement de mensonges

Pour justifier la nécessité des gaz de schiste, leurs partisans s’appuient sur des hypothèses hasardeuses.

Politis  • 6 décembre 2012 abonné·es

À lire les rapports, les prospectives ou les professions de foi enthousiastes, le gaz de schiste serait la clé du retour à la prospérité. On lui prête le potentiel de redonner de la compétitivité aux entreprises, de créer de la croissance et des emplois. Il réduirait même les émissions de CO2. Ne lui manque qu’une technologie d’extraction plus propre que la fracturation hydraulique, mais il paraît que des alternatives existent. Décorticage du prospectus publicitaire.

Un eldorado sous nos pieds

La fièvre hexagonale repose essentiellement sur une estimation au doigt mouillé : le sous-sol français recèlerait 5 100 milliards de mètres cubes « exploitables » (traduisent certains), soit l’équivalent de quelque 90 années de notre consommation de gaz actuelle ! Ce chiffre, qui donne le tournis, provient d’une source unique : une projection d’un service du Département de l’énergie états-unien (DOE) à partir de données géologiques publiques. Or, le véritable état de la ressource ne peut être établi que par des

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