Mali : Les intérêts de la France

François Hollande affirmait le 12 janvier que « la France ne défend aucun intérêt particulier » dans son intervention militaire et qu’elle « n’a d’autre but que la lutte contre le terrorisme ». Est-ce bien la réalité ?

Nina Bontemps-Terry  • 24 janvier 2013 abonné·es

Si l’intervention française au Mali peut sauver des femmes de la lapidation, les délinquants et les mécréants de la mort ou de la mutilation, c’est évidemment tant mieux ! Les visées humanitaires, dont après tout on n’a pas de raisons de douter, sont cependant loin d’être les seules motivations de cette opération. La Françafrique apparaît nettement en toile de fond. Si la France était la mieux placée pour intervenir, c’est bien parce que son armée, avec 950 militaires, est installée en permanence au Tchad. Et cela parce qu’elle défend des intérêts économiques de premier plan dans la région. Car c’est un vaste territoire dont il faut parler, qui va du Tchad à la Mauritanie, et même au Sénégal, en passant par le Niger, le Burkina Faso et bien sûr, au nord, l’Algérie (voir ci-contre). Le paradoxe de la situation,

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Monde
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