« La fille de nulle part »

Politis  • 7 février 2013
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Une jeune femme, Dora (Virginie Legeay), est agressée sur le palier d’un appartement où habite un veuf, Michel (Jean-Claude Brisseau lui-même), qui lui porte secours et l’héberge. Pour Michel, solitaire reclus chez lui, « protégé » de l’extérieur par des centaines de cassettes de films, l’arrivée de Dora sonne comme le début d’une vie nouvelle. S’instaure entre eux une relation complexe, à la fois paternelle et protectrice, où se mêle aussi de la séduction. Dora, jeune femme sans attache enjouée et mystérieuse, aide Michel à finir la rédaction d’un essai sur les croyances alors que des phénomènes étranges commencent à apparaître dans l’appartement, comme des rugissements de bête féroce dans le débarras. Cette « fille de nulle part » est-elle un ange ou une figure maligne ? Récompensé par le Léopard d’or au dernier Festival de Locarno, la Fille de nulle part est un film que Jean-Claude Brisseau a réalisé sans aucun moyen mais avec une foi renouvelée dans les pouvoirs du cinéma. Autant ceux dont usait déjà Méliès (avec apparitions et phénomènes magiques) que les pouvoirs de révélation d’autres univers accueillants, qui hantent Brisseau. La Fille de nulle part est un film frugal et ensorcelant.

**La Fille de nulle part** , Jean-Claude Brisseau, 1 h 31.
Cinéma
Temps de lecture : 1 minute
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