Habemus Papam: et alors ?

Claude-Marie Vadrot  • 14 mars 2013
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A bas la calotte, vive la Sociale !

Cette histoire ne regarde que les catholiques alors que tous les médias se répandent pour nous raconter que l’Eglise a enfin touché un chef « normal ». La récente et actuelle utilisation de cet adjectif ne peut qu’inciter à la plus extrême des prudences! Comme si le fait d’aller régler lui-même sa note d’hôtel, le fait qu’il vive dans un petit appartement de Buenos Aires ou qu’il se passe de chauffeur, pouvait faire oublier que ce jésuite fait partie de ennemis des prêtres progressistes, qu’il s’est autrefois opposé à Dom Helder Camara, l’évêque brésilien de Récife dont je garde un souvenir émerveillé, me demandant encore – et lui ayant ailleurs demandé à l’époque- pourquoi il restait catholique. Difficile également d’oublier que le nouveau pape a autrefois couvert d’un silence complice, le régne de Vidéla, le dictateur de l’Argentine.

François, le prénom qu’il s’est choisi pour arguer qu’il se préoccupe des pauvres et a des penchants écolos, n’est que le nouvel habillage d’une Eglise réactionnaire rejetant les femmes et tous les changements progressistes de la société.

Habemus papam, nous avons un pape. Non, ils ont un pape. C’est tout. Et que l’on cesse de nous bassiner avec cette histoire. L’Eglise catholique vient simplement, avec un temps de retard, de découvrir les vertus de la communication…

Souvenons nous de la prière de Jacques Prévert…

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