Obertone fait fureur (À flux détendu)

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De Zemmour, il dit ceci : « Il est sympathique, mais je dirais, sans pouvoir étayer et sans en être sûr, qu’il est un peu trop marxiste pour moi » ( cf. Rue 89). Laurent Obertone est un comique-troupier. Tendance sécuritaire. Son livre, la France orange mécanique, sur les « vraies raisons » de l’insécurité, fait, paraît-il, un tabac. Un bric-à-brac de statistiques et de tableaux effrayants, de faits divers plus horribles les uns que les autres. Pour, au final, asséner une thèse inédite : la délinquance a changé de nature en France. Elle est dorénavant le fait des Noirs et des Arabes… pardon, de la « mondialisation ». D’où l’ « ensauvagement de notre nation ». Drumont (aux petits pieds) pas mort.

Obertone, comme tous les paranoïaques réactionnaires, et/ou parce que la plainte victimaire contre la censure fait vendre, prétend que ce dont il parle est étouffé, dissimulé. Voilà donc l’étouffé passant d’émissions de radio en plateaux de télévision, déversant sa petite bile sous des allures débonnaires (yeux bleus, visage rond) face à des animateurs qui s’en gobergent (Zemmour, déjà cité, et Naulleau) ou s’en servent pour leur audimat (Ruquier). De grasses voix en font l’article. L’amère Le Pen vend l’ouvrage telle une boutiquière rompue à l’exercice : normal, c’est son programme. Obertone a ses pudeurs. « L’extrême droite, moi, jamais ! » Pourtant, son préfacier, Xavier Raufer, en vient. En outre, Mediapart montre qu’Obertone et un blogueur raciste, le « Pélicastre jouisseur », ont toutes les apparences d’être une seule et même personne. Là, celui qui a choisi Obertone pour pseudonyme (Oberführer étant trop connoté) ne rigole plus. Son éditeur fait pression sur les journalistes, menace de procès les médias qui enquêtent sur son passé. Méthodes de mafiosi. Obertone a trop lu son livre : il est devenu délinquant !


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