Bisphénol A : les experts retournent leur veste

L’usage du bisphénol A vient d’être condamné dans un rapport qui devrait faire date dans l’histoire de l’expertise des produits toxiques.

Patrick Piro  • 18 avril 2013 abonné·es

Les termes sont de poids, sous la plume de la sénatrice EELV Marie-Christine Blandin, qui ignore la flatterie : « Les nouvelles études de l’Anses sur le bisphénol A, et les réactions du gouvernement, l’engageant à des démarches exigeantes auprès de l’Union européenne, contrastent avec la complaisance et la lenteur de l’ex-Afssa. On ne peut que s’en réjouir […].  » Le ton est encore plus explicite du côté du Réseau environnement santé (RES), qui salue un « rapport courageux, qui par bien des points révolutionne l’expertise institutionnelle en dépit des pressions qui ont pu s’exercer […]  ». Mardi 9   avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) livrait un lourd document évaluant les risques du bisphénol   A (BPA). Ce « perturbateur endocrinien » [^2],

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Écologie
Temps de lecture : 4 minutes