Cannes 2013, le programme

Une sélection à dominante franco-américaine et un « off » qui ne passera pas inaperçu.

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Des Américains et des Français. La sélection de la compétition officielle cette année à Cannes fait la part belle à ces deux grandes nations du cinéma. Un choix revendiqué par Thierry Frémaux, le délégué général du festival : « Nous avons voulu exprimer une réalité, a-t-il expliqué au Film français (hors-série n° 12, du 10 mai)  : en soutenant son cinéma, la France soutient le cinéma des autres pays du monde. Mais nous avons aussi renforcé la sélection des États-Unis afin de redire que le cinéma américain “pour adultes” revient très fort. »

Résultat : cinq Américains et cinq Français. D’un côté, Soderbergh, les frères Coen, Payne, Jarmush, Gray – auxquels on pourrait ajouter le réalisateur de Drive, le Danois de Hollywood Winding Refn. De l’autre, Ozon, Desplechin, Kechiche, des Pallières, Bruni-Tedeschi – auxquels on pourrait adjoindre le Passé, produit en France, avec des comédiens français, mais réalisé par l’Iranien Farhadi, l’auteur d’ Une séparation. Quant à Polanski, il se revendique « polonais ». Ne restaient ainsi que quelques places pour deux Japonais (Miike, Kore-Eda), un Chinois (Jia Zhangke), un Néerlandais (Van Warmerdam), un Mexicain (Escalante), un Tchadien (Haroun, qui représente à lui seul le cinéma africain) et un Italien (Sorrentino, hélas). Avec la sélection d’Escalante, des Pallières, Bruni-Tedeschi et Van Warmerdam, le club fermé de la compétition s’est (un peu seulement) ouvert. Mais les découvertes et le sang neuf seront ailleurs, notamment à la Semaine de la critique, qui présentera cinq premiers longs métrages sur les sept en compétition. De beaux rendez-vous se préparent du côté de la Quinzaine, qui insiste sur le cinéma de genre. Y seront vus en particulier les nouveaux films de Raphaël Nadjari, Ari Folman, Yolande Moreau et Marcel Ophüls. De même, les films de Claire Denis, Mohammad Rasoulof, Alain Guiraudie, Sofia Coppola ou Rebecca Zlotowski seront des rendez-vous importants d’Un certain regard. Enfin, last but not least, la programmation de l’Acid, toujours éclectique mais jamais hétéroclite, ne passera pas inaperçue avec, notamment, les films de Barmak Akram, Dominique Cabrera, Claus Drexel, Sébastien Betbeder et Justine Triet. Ces deux-là se partagent un même acteur, également présent dans la Fille du 14 juillet, d’Antonin Peretjatko, en lice à la Quinzaine : l’intrépide metteur en scène de théâtre Vincent Macaigne, dont on n’a pas fini de parler…


Photo : PASCAL LE SEGRETAIN / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES/AFP

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