Jean-Claude Ameisen : « Ne pas confondre l’éthique et la loi »

Pour Jean-Claude Ameisen, les règles éthiques, comme la recherche, doivent sans cesse être remises en question.

Ingrid Merckx  • 30 mai 2013 abonné·es

Depuis sa création en 1983, le CCNE produit des avis et des rapports sur des questions dont il est saisi. Il mène une réflexion sur les implications éthiques de certains résultats de la recherche biomédicale, qu’il soumet au débat public.

Fin de vie et procréation médicalement assistée : le président de la République a suspendu deux débats et deux projets de lois aux avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Le Comité prend-il du poids ? N’y a-t-il pas un risque d’instrumentalisation ?

Jean-Claude Ameisen : Le CCNE est une autorité indépendante, dont le rôle, comme son nom l’indique, est consultatif. Il ne peut ni ne doit se substituer aux choix du législateur, des pouvoirs publics et de la société. Le rôle principal du CCNE est de contribuer à la réflexion publique, en prenant du recul, en faisant ressortir la complexité des problèmes, en dégageant les enjeux, en explorant les options qui permettront au mieux aux citoyens, au législateur et aux pouvoirs publics de s’approprier la réflexion et de s’exprimer à partir d’un « choix libre et informé ». Ce processus est au cœur de la démarche éthique biomédicale. Il est aussi, plus largement, essentiel à la vie démocratique.

2013 est-elle une année charnière ?

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Publié dans le dossier
Le retour du gaz de schiste
Temps de lecture : 6 minutes