PSG : Un festival de sottises

Cela appelle une autre réflexion que les propos faussement indignés sur les « barbares ».

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Les violences qui ont transformé, lundi, la célébration du titre du PSG en émeutes ont donné lieu à un festival de sottises. La sottise des responsables de l’UMP qui n’ont vu là que l’occasion d’une misérable exploitation politique, voire de propos racistes, comme ce député du Var qui a qualifié certains perturbateurs de « fils d’esclaves » et incriminé Christiane Taubira, celle aussi d’une certaine presse qui, toute la soirée, a ânonné le même slogan (« la fête gâchée ») et oublié que parmi ceux qu’on appelle pudiquement les « ultras » (« supporters » du PSG), il y a beaucoup de néonazis. Sans hésitation aucune, on leur a amalgamé « les jeunes de banlieue ». Même s’il est exact qu’un certain nombre de ces jeunes ont participé aux violences. Mais cela appelle une autre réflexion que les propos faussement indignés sur les « barbares ». Que disent ces incidents sur le vide et le désespoir social qui habitent ces jeunes, et le rôle d’exutoire de manifestations sportives inondées de fric ?


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