Les deux morts de Pierre Mauroy

Le personnel politique de cette gauche-là est nourri d’une tout autre culture, et le président socialiste de la Cour des comptes a désormais plus d’influence sur le parti que le Premier secrétaire.

Denis Sieffert  • 13 juin 2013 abonné·es

La mort de Pierre Mauroy a donné lieu à un exercice dont certains médias raffolent : le micro-trottoir. Principale cible, les jeunes. « Savez-vous qui était Pierre Mauroy ? » Réponses généralement embarrassées : « Oui, enfin non… Mais ça me dit quelque chose… » La belle affaire ! Quand on a 20 ans en 2013, ne pas connaître le nom du premier Premier ministre de François Mitterrand n’est sûrement pas le comble de l’inculture. Est-on sûr que les jeunes de Mai 68 connaissaient les noms de Joseph Laniel ou de Félix Gaillard ? La postérité est sélective, ce n’est pas une découverte. Mais ce que la mémoire collective oublie, l’histoire doit le retenir. Et le nom de Pierre Mauroy restera au moins pour deux raisons : il aura été le dernier

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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