Mouche du coche

La Commission européenne ne nous dit pas seulement qu’il faut résorber le déficit, elle nous dit comment cela doit se faire, et aux dépens de qui.

Denis Sieffert  • 6 juin 2013 abonné·es

On connaît la fable de La Fontaine : elle nous conte une histoire d’attelage en difficulté et de chevaux qui peinent à tirer le coche sur un chemin « montant et sablonneux ». Survient une mouche qui prétend les aider en bourdonnant au-dessus des naseaux des équidés. Et lorsque l’attelage retrouve la cadence, c’est elle, la mouche, qui s’en « attribue la gloire ». Comme la mouche, certaines gens, conclut La Fontaine, « font partout les nécessaires ». Les bonnes fables ont ça de bien qu’elles ont toujours une actualité. Celle-ci nous est revenue en mémoire l’autre jour, quand nous avons entendu François Hollande répliquer à la Commission de Bruxelles qu’elle « n’a pas à nous dicter ce que nous devons faire ». Avant d’ajouter que, de toute façon, nous étions justement en train de faire ce

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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