La marche des chômeurs et précaires arrive à Paris

Deux groupes se rejoignent samedi à Paris après quatre semaines de marche, pour « refuser la fatalité». Reportage à Villejuif, avec les marcheurs « de l’Est ».

Erwan Manac'h  • 4 juillet 2013
Partager :
La marche des chômeurs et précaires arrive à Paris

Ils marchent depuis trois semaines, 4 h par jour environ, pour demander «des droits» et une politique d’urgence en aide aux 5 millions de chômeurs.

Comme pour la plupart de leurs étapes, le rendez-vous a été fixé ce jeudi devant une antenne du Pôle emploi, à Villejuif (Val-de-Marne). Une vingtaine de militants locaux de l’Apeis, une des six associations organisatrices de la marche[^2], se mettent en route en direction de la mairie où la maire PC a fait dresser un buffet. Les marcheurs « de l’Est », partis de Haguenau (Alsace) le 17 juin, doivent rejoindre samedi à Paris les marcheurs « du sud », parti de l’île de la Réunion le 10 juin.

Pour ces associations de soutien aux chômeurs et précaires, l’opération a pour but de réclamer l’ouverture d’un fond social d’urgence pour qu’aucun revenu ne soit inférieur au seuil de pauvreté. Ils veulent surtout être considérés et « pris en compte », à commencer par les négociations sur la convention de l’Unédic qui doivent s’ouvrir en septembre, sans les organisations de chômeurs.


Le rendez-vous de la dernière étape a été fixé à 10 h 30 Porte de Clichy, dans le nord de Paris, pour rallier la place Stalingrad, où un concert est prévu. 

Informations sur marchechomeurs2013.org.

[^2]: MNCP, AC, Apeis, Dal, Snu-PE/FSU, Sud-PE/Solidaire

Société
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« Contre l’internationale réactionnaire, il existe une soif transfrontalière de résistance »
Rassemblement 28 janvier 2026 abonné·es

« Contre l’internationale réactionnaire, il existe une soif transfrontalière de résistance »

Fondé en mai par le député de Paris Pouria Amirshahi (apparenté Écologiste et social), le mouvement La Digue s’emploie à constituer un front transpartisan contre le mouvement fascisant emmené par Donald Trump. En appelant à un rassemblement, soutenu par la Ligue des droits de l’Homme, « en solidarité avec le peuple américain », sous le coup de la répression de la police de l’immigration, ce mercredi, à Paris.
Par Olivier Doubre
« Ils m’ont attaché les pieds, les mains, tout était enchaîné »
Témoignage 27 janvier 2026

« Ils m’ont attaché les pieds, les mains, tout était enchaîné »

Arrivé en France à l’âge de 16 ans, Mouminy a été visé par trois OQTF entre ses 18 et ses 22 ans. Après avoir été expulsé en Guinée en 2018, il a pu revenir en France légalement, grâce à des réseaux de solidarité.
Par Pauline Migevant
Expulsés par la France après des OQTF, ils témoignent
Enquête 27 janvier 2026 abonné·es

Expulsés par la France après des OQTF, ils témoignent

D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, en 2025, 15 569 personnes ont subi des « éloignements forcés » depuis la France, dont 8 646 vers leur pays d’origine. Six personnes expulsées par la France témoignent des conséquences sur leur vie et celle de leurs proches des retours forcés dans leur pays.
Par Pauline Migevant
Comment la France légitime l’expulsion des sans-papiers qu’elle fabrique
Accueil 27 janvier 2026

Comment la France légitime l’expulsion des sans-papiers qu’elle fabrique

En rendant la régularisation toujours plus difficile, l’Etat fabrique des personnes sans papiers, dont il légitime l’enfermement et l’expulsion à la fois en les criminalisant et les déshumanisant.
Par Pauline Migevant