L’écologie, parent pauvre du gouvernement

L’éviction expresse de la ministre Delphine Batho est un coup de plus porté par le gouvernement aux illusions des écologistes, qui doivent tirer cet été le bilan de leur présence au gouvernement.

Patrick Piro  • 11 juillet 2013 abonné·es

Elle avait promis de «  dire la vérité ». Delphine Batho a tenu parole, ne ménageant ni François Hollande ni Jean-Marc Ayrault. Jeudi 4 juillet, deux jours après avoir été brutalement débarquée de son poste de ministre de l’Écologie pour avoir qualifié le budget   2014 de « mauvais » – la dotation de son portefeuille recule de 7 % –, elle a esquissé un procès en dérive de la méthode gouvernementale ^2. L’ex-ministre s’est dite choquée par une « réaction disproportionnée », alors qu’elle « imaginait provoquer une discussion » –  « la collégialité au gouvernement, c’est fini ! »  –, quand d’autres avant elle, comme Arnaud Montebourg, ont étalé des divergences fortes avec la ligne gouvernementale sans subir de sanction.

Ses critiques sur le fond sont encore plus désabusées. Elle aurait été lâchée sous la pression de « certaines puissances économiques », en particulier dans le milieu de l’énergie. Delphine Batho désigne nommément Vallourec, fabricant de tuyaux concerné par l’exploitation du gaz de schiste. En mai dernier, son PDG, Philippe Crouzet (dont la femme, Sylvie Hubac est directrice de cabinet de François Hollande), avait qualifié la ministre de « vrai

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Écologie
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