Moins de services publics en 2014

Le gouvernement veut 20 milliards d’euros d’économie et de recettes nouvelles.

Thierry Brun  • 3 juillet 2013 abonné·es

Les premiers éléments du projet de loi de finance pour 2014 indiquent que l’austérité sera poursuivie et amplifiée. La France, qui s’était engagée auprès de la Commission européenne à ramener ses déficits à 3 % de son produit intérieur brut (PIB) dès 2013, a obtenu un délai de deux ans. Elle doit toutefois réaliser de sévères économies l’an prochain pour tenir son déficit public à 3,5 % du PIB.

Un effort égal à 1 % du PIB est recommandé, réparti à 30 % sur les recettes (6 milliards d’euros) et à 70 % sur les dépenses (13 à 14 milliards), selon les premières orientations présentées dans un document du rapporteur général du budget à l’Assemblée, Christian Eckert (PS). Une baisse supplémentaire des dépenses de l’État (1,5 milliard) et de la Sécurité sociale est préconisée : 500 millions sur la maladie, 2 milliards sur les retraites et 1,2 milliard sur la famille. À cela s’ajoute une diminution de 750 millions des concours aux collectivités locales, lesquelles subissent la moitié des économies supplémentaires de l’État.

Parmi les baisses les plus fortes des dépenses de l’État figure l’écologie (-7 %), ce qui a été considéré comme un « signal désastreux » par Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs EELV. « Les dépenses publiques devront décroître de 1,5 milliard d’euros de plus que prévu. Ce sera la première fois sous la Ve République que les dépenses baisseront autant », pointe Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche. De leur côté, les organisations syndicales de la fonction publique (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC et CFE-CGC) ont menacé de se mettre en grève à la rentrée contre les politiques d’austérité.

Politique
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