Fukushima maintenu au secret

Depuis l’accident nucléaire survenu le 11 mars 2011, les autorités s’ingénient à dissimuler l’ampleur des dégâts. Récemment, pourtant, elles ont dû proclamer une situation d’urgence.

Claude-Marie Vadrot  • 29 août 2013 abonné·es

Le 7 août, le gouvernement japonais et l’entreprise Tepco, qui gèrent difficilement depuis plus de deux ans les suites de l’accident de Fukushima, ont proclamé une « situation d’urgence   ». Ils ont dû finalement admettre que de l’eau fortement radioactive s’écoulait vers la mer. Deux semaines plus tard, les mêmes ont décrété une «   alerte grave   », avouant une réalité dissimulée depuis longtemps : chaque jour, 300 000 litres d’eau contaminée polluent le Pacifique. Et sans que l’origine en soit clairement identifiée tant les réservoirs de contention hâtivement installés sont nombreux. Dans la foulée, les officiels ont admis que les nappes souterraines seraient aussi « un peu » contaminées. Chaque fois que

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Écologie
Temps de lecture : 4 minutes