Comment l’État orchestre en douce un plan social

Quarante mille emplois menacés ! Les restrictions budgétaires entraînent une diminution des subventions publiques qui place le secteur associatif dans une situation explosive.

Thierry Brun  • 5 septembre 2013 abonné·es

Ce qui se passe dans la fédération nationale des Francas, important mouvement d’éducation populaire et fédération de centres de loisirs, est symptomatique de la situation dramatique vécue par le mouvement associatif. Son association lilloise a connu de grosses difficultés en 2012 après la diminution de 30 % des subventions municipales. Au point de mettre en péril les centres de loisirs qui accueillent les enfants : onze salariés étaient sur la sellette avant que la Ville et le réseau trouvent in extremis une solution. Cette situation n’est pas un cas isolé dans la fédération nationale, qui a pourtant signé en juin, avec Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, et Benoît Hamon, ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire (ESS), un accord-cadre pour développer l’éducation et la formation à l’ESS.

Au-delà des Francas, beaucoup d’associations ont du mal à boucler leurs fins de mois et sont sur le point de cesser leur activité en raison des mesures d’économie prises par les collectivités et l’État. Le conseil général de Seine-Maritime, un exemple parmi d’autres, a divisé par deux ses dotations aux clubs de prévention du département, « alors même que la politique

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Publié dans le dossier
Syrie : Vrais et faux débats
Temps de lecture : 6 minutes